Cette série de cerfs-volants trouve son origine dans les carnets de couture de ma grand-mère arménienne Laura, où sont collés des patrons de manches, de cols et de chemises. Ne l'ayant pas connue et étant très curieuse de son histoire, ce carnet a été une porte d'entrée pour imaginer un dialogue, un interstice spirituel entre nous deux, entre un monde visible et invisible. Ce monde, je tente de l'invoquer à travers l'objet mystique du cerf-volant. La main, les manches, les boutons de nos chemises deviennent des formes sensibles qui se détachent du ciel et s'animent au gré du vent.
Ces objets volants s'inscrivent en parallèle de ma pratique picturale, approfondie lors de mes études aux Beaux-Arts de Paris. Ils se présentent comme des oeuvres flottantes, empruntant à la fois la structure et la fonction du cerf-volant.













